© Andrey Armyagov - Fotolia.com
Un vol de voiture, c’est plutôt ennuyeux, mais ça arrive. Alors mieux vaut savoir quoi faire si cela se produit, et bien connaître la procédure pour être pris en charge par son assurance. Auprès de qui s’adresser en premier ? Comment faire une déclaration de vol ? A quelle indemnité prétendre ? Vous allez bientôt être incollable sur le sujet…

La déclaration de vol

Vous constatez le vol de votre voiture : ne perdez pas de temps ! Rendez-vous dans la gendarmerie ou le commissariat le plus proche dans les 24 heures pour déposer plainte et faire opposition sur votre carte grise. Cette première étape est obligatoire pour être pris en charge par votre assurance (et vous dégager de toute responsabilité si le voleur provoque un accident).

Ensuite, déclarez le vol auprès de votre assureur… à condition, bien sûr, que vous soyez assuré contre le vol (Il s’agit d’une garantie facultative qui est généralement incluse dans les contrats « tous risques »). Vous avez 48 heures pour vous présenter dans votre agence, ou envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception, voire téléphoner (le délai peut-être plus long pour certains contrats). Attention : passé ce délai, votre assureur peut refuser toute indemnisation !

Documents et objets à fournir : les clés du véhicule, l’attestation de dépôt de plainte, la carte grise, les factures d’achat, d’entretien, et des éventuels accessoires et aménagements réalisés. Toutes ces pièces, ainsi que l’âge de l’auto (cote de l’argus), aideront l’expert mandaté par votre assurance à évaluer sa valeur.

Sachez par ailleurs que certains assureurs exigent des équipements de protection contre le vol. Il faudra donc parfois prouver, facture à l’appui, que vous avez par exemple bien installé une alarme dans votre voiture. Sans cela, l’indemnisation pourrait être remise en cause. Lisez donc attentivement les conditions particulières !

L’indemnisation

Pour se faire rembourser, il faut attendre au minimum un mois, le temps que votre dossier soit traité par l’assureur et que la police fasse ses recherches. Vous toucherez ensuite le montant fixé par l’expert. Votre voiture était neuve, ou datée de moins de 6 mois ? Les assurances remboursent le plus souvent sa valeur d’acquisition.

Vous aviez laissé des objets ou bagages à l’intérieur (on parlera de « vol à la roulotte » s’ils ont été volés sans la voiture) ? Sachez que rares sont les assurances vol qui couvre ce type de larcins (surtout les effets personnels de luxe). Il faut en général avoir souscrit des extensions de garantie pour prétendre à une prise en charge. Idem si l’on vous a dérobé des équipements.

La voiture est retrouvée…

Si le véhicule est retrouvé dans les 30 jours suivant le vol, vous n’avez d’autre choix que de le récupérer. Votre assureur prendra en charge les éventuels dégâts, ainsi que les frais de récupération (dans la limite de la valeur définie dans le contrat et déduction faite d’une franchise).

Si le véhicule est retrouvé au-delà des 30 jours, vous avez deux possibilités : garder l’indemnisation et donc céder le bien à l’assureur, ou le récupérer. Dans ce cas, vous devrez bien sûr restituer ce que l’assurance vous a versé.

La tentative de vol

Comme pour le vol, il faudra la signaler auprès des forces de police dans les 24 heures (en mentionnant bien les traces d’effraction et en précisant les conditions), et avertir votre assurance dans les 2 jours. La tentative est généralement prise en charge dans les contrats contre le vol (remboursement d’une vitre cassée, d’une serrure forcée,…).

Bon à savoir : Il se peut que vous soyez en désaccord avec la valeur estimée par l’expert. Dans ce cas, vous pouvez d’abord utiliser toutes les sources d’informations possibles pour le convaincre d’augmenter le montant de l’indemnisation : annonces de véhicules d’occasion, cote de l’argus,… L’expert ne change pas d’avis ? Vous pouvez ensuite réaliser une contre-expertise… à votre charge. Certaines assurances ont même recours à une troisième expertise si aucune solution n’est trouvée (les frais sont alors partagés). Enfin, il reste toujours la saisie de la justice (Tribunal d’instance pour un litige portant sur une somme inférieure à 10 000 euros, Tribunal de grande instance pour un montant supérieur).