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Inclure une garantie perte d’autonomie dans les complémentaires santé afin d’être pris en charge en cas de dépendance : voilà la proposition du syndicat professionnel Gema (Groupement des entreprises mutuelles d’assurance). Une piste soutenue par le Sénat qui pourrait bien se concrétiser…

Nombreuses sont les idées émises pour financer la dépendance. Et tant mieux. Lors d’un colloque sur le sujet au Conseil économique, social et environnemental (CESE) le 8 février dernier, le président de la République Nicolas Sarkozy a d’ailleurs bien insisté sur le fait qu’aucune piste de financement ne devait être écartée : « Je demande à chacun d'entre vous d'examiner toutes les options possibles, de n'écarter d'emblée aucune solution, y compris celle de l'assurance, pour des a priori idéologiques. L'idéologie n'a rien à faire dans une affaire de cette importance ».

Et le chef de l’Etat d’ajouter : « Quand nos finances publiques sont dans la situation où elles sont, quand le travail est à ce point taxé, quand cinq millions de Français ont déjà souscrit une assurance dépendance, est-il raisonnable de ne pas s'interroger sur le rôle que peuvent jouer les mutuelles, les compagnies d'assurances et les organismes de prévoyance ? »

Une déclaration qui ravit le Gema (Groupement des entreprises mutuelles d’assurance), car son projet est prêt : une cotisation mensuelle de 10 à 20 euros comprise dans une complémentaire santé permettant l’obtention d’une rente mensuelle de 500 euros en cas de dépendance. Une proposition à laquelle adhèrent les sénateurs, notamment parce que 97 % des Français possèdent une mutuelle (ce qui permettrait une mutualisation cohérente des risques entre générations).

Le Gema, qui a élaboré ce plan avec la FNMF (Fédération nationale de la mutualité française), doit maintenant convaincre les politiques. Et faire oublier le projet de la majorité, qui propose de son côté une assurance dépendance spécifique obligatoire à partir de 50 ans. Une chose est sûre, la perte d’autonomie touche les Français : 78 % des 35-75 ans se déclarent concernés, que ce soit pour eux-mêmes ou pour leurs proches (82 %).

Le Gema justifie la hausse des tarifs des assurances

Autre info du côté du Gema : le syndicat professionnel vient d’expliquer pourquoi les prix des assurances grimpent en 2011… Les premiers touchés : les contrats santé. Cela serait dû à la multiplication des déremboursements de la Sécu. Pour les contrats habitation, le responsable serait le climat : Xynthia, Klaus, inondations dans le Var… Pour la protection juridique, il s’agirait d’une demande du gouvernement car les assureurs sont tenus d’élargir leur domaine d’intervention… En revanche, pour les contrats auto, rien n’est décidé…

Le Gema (Groupement des entreprises mutuelles d’assurance) est le syndicat professionnel des mutuelles d’assurance. Regroupant 45 sociétés et 33 500 salariés en France, il est chargé de veiller aux intérêts des assurances à caractère mutuel, et de présenter à l’opinion publique une approche mutualiste des questions d’assurance et d’indemnisation. Il peut notamment mettre un médiateur à disposition d’un adhérent (en cas de litige avec sa mutuelle), ou un coordinateur Cat Nat : un représentant du groupement qui sert d’interlocuteur entre les pouvoirs publics et les assurances en cas de catastrophes naturelles.