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Avant tout, il convient de définir et de présenter la complémentaire santé : l’Assurance maladie (ou Sécurité sociale) rembourse une partie des dépenses de santé, appelée régime de base. Le reste, le ticket modérateur, est à la charge du patient. Mais celui-ci peut également obtenir un remboursement (partiel ou total) de ce frais en souscrivant à un organisme d’assurance (ou mutuelle), à qui il verse une cotisation. C’est un contrat facultatif, mais conseillé, car il permet d’être financièrement mieux couvert pour ses dépenses de santé, et de faire face aux imprévus (maladie, accident,...).
Cette garantie prend en charge le ticket modérateur des consultations (chez un généraliste ou un spécialiste) et des actes de médecine, ainsi que celui des hospitalisations et des médicaments. Mais d’autres prestations peuvent également être concernées, comme les cures thermales, la garde d’enfants ou l’assistance d’une aide ménagère en cas d’hospitalisation ou d’immobilisation à domicile, voire le rapatriement depuis l’étranger. La complémentaire santé se révèle particulièrement intéressante pour les dépenses de prothèses dentaires, ou les frais d’optique, pour lesquels les tarifs de la « Sécu » sont très en-deçà du coût réel pour l’usager.
Choisir son organisme
Trois types d’organismes proposent aujourd’hui des complémentaires santé : les mutuelles relevant du Code de la mutualité, les compagnies d’assurances relevant du Code des assurances, et les institutions de prévoyance relevant du Code de la Sécurité sociale. Que choisir ? Il n’y a pas vraiment de règles : une fois que vous aurez choisi le forfait qui convient le mieux à vos attentes (en lisant la suite de cet article), il faudra que vous compariez les tarifs de chaque secteur. Sachez simplement que les sociétés qui bénéficient de la plus grande visibilité ne sont pas forcément les plus avantageuses. Renseignez-vous notamment sur le nombre d’adhérents, et le réseau de praticiens partenaires : c’est un gage de sérieux et de performance de l’offre.
Adapter l’offre à votre demande
C’est évident, mais il est très important, avant toute souscription, de bien définir ses besoins réels en terme de santé. Inutile, en effet, d’opter pour un forfait très efficace mais aussi très onéreux si vous êtes en excellente forme. Certes, il est toujours difficile d’anticiper, mais adaptez donc au maximum les garanties à votre budget, à votre âge, et à vos habitudes médicales (fréquence de consultations, état de vos dents et de vos yeux,…). Veillez également à ne pas choisir un contrat remboursant le dépassement d’honoraires si votre médecin traitant pratique le tarif conventionnel (22 euros en cabinet). Rappelez-vous en outre que certaines offres couvrent des dépenses particulières comme les vaccins ou les médicaments de sevrage tabagique.
Conseils pour les personnes âgées : il existe trois catégories de complémentaires, qui sont l’élémentaire, l’intermédiaire, et la haut de gamme. Vous avez plus de 60 ans ? Ne jouez pas avec votre santé : évitez, dans la mesure du possible, les deux premières. Par ailleurs, certains assureurs imposent un questionnaire de santé pour les souscriptions jugées « à risque ». C’est souvent un moyen détourné pour refuser ou surtaxer un client. Boudez donc ces organismes.
Attention aux délais de carence
Certains contrats prévoient un délai de carence (ou de stage) : une période (généralement de 3 à 6 mois) pendant laquelle les dépenses de santé de l'usager ne sont pas remboursées. En somme, toutes les prestations ne sont pas effectives dès la signature. Il faut donc être particulièrement vigilant sur ce point, sachant qu’il concerne le plus souvent les frais dentaires ou d’optiques qui peuvent justifier à eux seuls la souscription à telle ou telle mutuelle. De la même façon, prenez garde aux remboursements limités dans le temps : en cas d’hospitalisation, cela peut être problématique. Et puisque nous parlons délai, renseignez-vous bien sur une éventuelle durée de préavis de résiliation…
Assurance individuelle ou collective ?
Votre employeur a négocié avec un organisme une complémentaire santé pour ses salariés ? Sachez que ce contrat est en général très avantageux. L’adhésion est de plus parfois obligatoire. Mais si ce n’est pas le cas, vérifiez bien, notamment avec l’aide du service des ressources humaines, les détails des avantages et des limites de cette mutuelle d’entreprise. Mal adaptée, elle devra être abandonnée au profit d’une complémentaire de votre choix.
Bon à savoir : pour faire votre choix, il existe, à l’instar de ce qui se fait pour de nombreux produits financiers, un moyen simple, rapide et performant : les comparateurs de mutuelles en ligne. Renseignant en détails sur les tarifications, les cotisations, ou encore les prestations, ils sont gratuits et sans engagement. Si vous manquez d’informations, vous pouvez demander gratuitement des devis aux assureurs.


