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Le cabinet d’expertise BAO (Banque Assurance Optimisation) mène depuis le 1er janvier 2010 un observatoire du marché de l’assurance emprunteur immobilier. Et dans ce cadre, il vient de publier un comparatif des garanties proposées par 36 contrats (une note sur 100 est attribuée à chacun d’entre eux), 8 mois après l’application de la loi Lagarde. Que nous apprend-il ? Qu’il est temps de faire jouer la concurrence !
La meilleure protection n’est pas forcément la plus chère
Les assurances décès, invalidité et perte d’emploi proposées par les banques aux moins de 40 ans seraient en effet en moyenne 30 à 50 % plus chères que celles commercialisées par les courtiers et les mutualistes. Mieux : les garanties offertes par les contrats d’assureurs sont souvent les plus riches. « Contrairement aux idées reçues, en assurance emprunteur, les contrats les moins chers peuvent aussi être de meilleure qualité », note BAO dans son enquête.
Lors de la signature d’un prêt immobilier, il est donc fortement recommandé d’opter pour la Macif, la Maif, MMA, April ou Alptis (les assureurs les mieux notés) plutôt que pour sa banque. A moins d’être à la Banque Postale, au Crédit Mutuel, ou au Crédit Agricole, seuls établissements à pouvoir réellement rivaliser avec la concurrence selon BAO.
Notons que ce paradoxe dans le rapport qualité/prix est également vrai entre les banques : le contrat de La Banque Postale est par exemple noté 91/100 avec un tarif à 0,32 % du montant emprunté, alors que celui du Crédit Foncier est noté 64/100 avec un tarif de 0,38 %.
Un constat différent pour les plus de 40 ans
Pour les emprunteurs âgés de plus de 40 ans, les offres bancaires sont en revanche la plupart du temps plus avantageuses, estime BAO. Notamment sur les tarifs.
Manque de transparence
Le cabinet de conseil regrette par ailleurs un manque de transparence dans tous les contrats d’assurance : « L’emprunteur doit absolument disposer d’une information plus qualitative sur les garanties, assortie d’une réelle capacité de choisir son contrat au mieux de ses intérêts, voire d’en changer si le contexte de la souscription de son crédit a affaibli sa capacité de faire jouer la concurrence initialement ».
BAO publiera une prochaine étude en juin pour faire le point sur les évolutions du marché…


