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Au commencement, dans les années 80, il y eut l’assurance directe par téléphone, le développement des call-centers et des offres personnalisées. Une manne pour les assureurs ! Puis vint ensuite, dans les années 90, l’ère Internet. Ce fut l’explosion des assureurs low-cost, autrement appelés « pure players ». Réduisant les coûts au maximum, ils se vantent de proposer des contrats 50 à 60 % moins chers que les compagnies traditionnelles. Certains ne se sont pas fait prier et ont assis leur hégémonie sur ce terrain. Mais sont-ils vraiment fiables ?

Parmi ces casseurs de prix : Idmacif, acteur majeur de l’assurance low-cost, 30 à 60 % moins cher que ses concurrents, avec les avantages d'un acteur historique. Même son de cloche du côté des autres « pure players » : Amaguiz (Groupama), Eurofil (Aviva), Allsecur (Allianz) pour qui tout ne serait que prix bas, personnalisation et véritable révolution. Le développement d’Internet et son entrée fracassante dans les foyers avaient amorcé leur déploiement, la crise a sonné l’heure de gloire de ces « destockeurs » de l’assurance !

Changement des habitudes

Le phénomène prend de l’ampleur, les chiffres de fréquentation des sites d’assurances entre 2008 et 2009 parlent d’eux-mêmes : 23 % de hausse du trafic pour 14,8 millions de devis réalisés en ligne. Les nouveaux clients des assureurs plébiscitent sans surprise ce médium de l’instantanéité. Trentenaire, urbain, pressé, sachant ce qu’il veut, pilotant son contrat et ses options depuis l’ordinateur de son bureau… ce client parfait représente la cible favorite des low-cost. Et fait leur bonheur !

Des Français frileux

Si leur développement n’est pas encore aussi fulgurant que chez nos voisins anglo-saxons ou germains, tout vient à point… Les Français aiment le contact, même s’il n’est que vocal et s’ils manient la souris avec la plus grande dextérité, ils veulent tout de même conserver leur service client. Etablir des devis, comparer, prendre rendez-vous avec un conseiller est une chose, régler son contrat en ligne en est une autre. Et les Français n’osent pas encore sauter le pas ! C’est sans doute la raison pour laquelle nombre d’assurances low-cost proposent encore à leurs prospects de contacter un conseiller par téléphone. Mais réduction drastique des coûts oblige, fini les call-centers, place au conseil décentralisé. Les contrats en ligne ne se souscrivent que dans 3 à 4 % des cas.

Des garanties au rabais ?

Quid des garanties ? Moins cher signifie-t-il moins pertinent ? Certains le pensent et en ont fait les frais. Vous êtes un conducteur occasionnel qui perd ses moyens quand la vitesse dépasse les 50 km/h ? Vous cumulez autant d’accidents que votre voiture ne possède de vitesses ? Mieux vaudrait alors ne pas vous laisser tenter par le low-cost. Ces assureurs d’un genre nouveau rechigneraient à souscrire les malussés ou les accidentés de l’année ! Par simple curiosité, rien ne vous empêche d’aller établir un devis sur les sites des marques et de prendre connaissance des tarifs que tel ou tel assureur vous propose. On est souvent agréablement surpris !

Bon à savoir : Attention tout de même, le client éligible doit souvent avoir un bonus maximum et avoir plus de 25 ans ! Mais dans ce cas on peut bénéficier de plus de 40% de remise sur son assurance.