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Payer ses impôts, partir en vacance, acheter une voiture... la vie regorge d'imprévus ! Certaines personnes ne souhaitent pas, ou ne peuvent pas, contracter un emprunt classique mais il existe une solution palliative : le prêt sur gage. Longtemps délaissé par les Français, il suscite de plus en plus d'intérêt.

Le prêt sur gage est un "échange de bons procédés". Vous possédez un objet de valeur que vous souhaiteriez "mettre au clou" en échange d'une somme d'argent ? Alors le prêt sur gage est La solution qu'il vous faut!

Comment faire ?

Il vous suffit de vous rendre dans une Caisse de Crédit Municipal : il en existe une vingtaine en France. La durée des prêts peut varier selon la caisse de dépôt. Vous pouvez déposer toutes sortes d'objets tels que des bijoux, des œuvres d'art, des meubles, des vêtements de valeurs...  En échange, le Crédit Municipal accorde immédiatement un prêt.

Pour  l'obtenir il suffit d'apporter quelques documents : pièce d'identité, justificatif de domicile de moins de trois mois, et parfois facture de l'objet. Si le bien à mettre en gage appartient à une tierce personne, il est obligatoire de fournir une procuration signée par celle-ci ainsi que sa carte d'identité. Un contrat est signé entre les deux parties : l'objet est gardé dans une chambre forte durant un an. Il est possible de le récupérer à tout moment sous réserve de rembourser le montant prêté par la Caisse de Crédit, mais aussi les intérêts. Si à la fin de l'année, vous ne souhaitez pas récupérer le bien mis en gage, il est possible de reconduire le contrat en payant les intérêts de la première année. Vous pourrez renouveler cette opération autant de fois que vous le souhaitez. Si vous ne voulez plus de l'objet et ne souhaitez pas reconduire le contrat, le bien sera vendu aux enchères. Selon le montant de la vente, le surplus peut être donné au propriétaire. Dans le cas inverse, si la vente ne couvre pas le montant du prêt ainsi que les intérêts : le propriétaire reste redevable de la différence.

Montant

Le montant est estimé par un commissaire priseur indépendant. Le minimum est de 30 euros. Il se situe entre 50 % et 60 % du prix estimé sur le marché des ventes aux enchères publiques (ce qui n'est pas nécessairement le prix réel). Le taux du prêt se situe entre 9 % et 15 % par an.