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Un découvert, autorisé ou non, n’est pas gratuit. Il s’agit en effet d’un service facturé par la banque à travers notamment ce que l’on appelle les agios (dus en plus des frais de gestion de compte). Considérez cela comme une sorte de crédit avec intérêts…
Le calcul des agios
Les agios, qui sont prélevés chaque semestre, sont calculés selon deux paramètres : la durée du découvert, en jours, et le taux d’intérêts annuel appliqué à la somme débitrice, qui varie selon les banques de 8 à 19 % (précisé dans la convention de compte). Prenons l’exemple d’une personne à découvert de 500 euros durant 15 jours et soumise à un taux de 12 %. Il faut alors multiplier 500 par 15 (7 500), ne retenir que 12 % du montant (900), puis diviser par 365, soit le nombre de jours dans l’année. Les agios pour la période sont ainsi d’environ 2,5 euros.
Attention aux dates de valeur !
Pour les chèques, il faut distinguer dates d’inscription sur le compte et dates de valeur : un chèque pris en compte apparait sur les relevés mais n’est véritablement encaissé que deux ou trois jours après. Aussi, il est essentiel de toujours prendre la date de valeur pour vérifier le montant des agios facturé. Ce décalage ne concerne toutefois ni les retraits, ni les paiements par carte, ni les virements bancaires.
Le calcul des commissions d’intervention
Si le découvert n’est pas autorisé, ou qu’il est dépassé (dans le temps ou de la somme tolérée), la banque fait payer ce que l’on appelle des commissions d’intervention, ou frais de forçage : entre 5 et 10 euros, selon les établissements, à chaque opération ! Attention : la facture peut vite grimper !
Bon à savoir : les personnes qui ont un compte régulièrement débiteur ont intérêt à opter pour une autorisation de découvert maximale (une banque accepte facilement un montant équivalent à la moitié du salaire). Et celles qui sont rarement à découvert peuvent négocier le montant des agios et des commissions d’intervention avec leur banquier.


