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Vous avez repéré une offre de prêt proposée dans un pays étranger qui était alléchante ? Ou l’on vous refuse l’accès au crédit en France alors vous envisagez d’aller voir ailleurs ? Est-il possible de le faire ? Comment cela se passe-t-il ? Et quels sont les obstacles ? Legouroo.com vous dit tout sur l’emprunt à l’étranger…

Un Français peut tout à fait se tourner vers une banque ou un organisme de crédit situé à l’étranger pour financer un projet. Qu’il s’agisse d’un prêt immobilier ou à la consommation. Des offres très intéressantes peuvent d’ailleurs être dénichées. Mais est-ce une bonne solution ?

Les pour

- Un prêt immobilier contracté dans un pays de l’Union européenne pour l’achat d’un bien en France permet de bénéficier de la protection de la loi Scrivener : cette loi française impose au prêteur la mention, sur l’offre de prêt, d’un certain nombre d’informations utiles pour le client, ce qui lui permet de connaître les détails de son engagement. Elle prévoit également un délai de réflexion de 10 jours avant toute signature.

- La Convention de Rome (1980) permet aux parties de choisir la loi du pays applicable au contrat de crédit. Un Français peut ainsi souscrire aux conditions françaises partout en Europe.

- Depuis une directive européenne de 2008, toutes les banques de l’Union présentent leurs offres sur le même modèle (TAEG,…), ce qui permet, notamment dans le cas des crédits conso, de les comparer rapidement.

- Les banques étrangères ne peuvent consulter les fichiers d’incidents de paiement de la banque de France (FCC, FICP,…). Aussi, les interdits bancaires ont la possibilité d’ouvrir un compte à l’étranger pour obtenir un crédit. Nous déconseillons toutefois fortement cette option qui ne fera que vous enfoncer encore davantage dans le surendettement !

Les contre

- La convention de Rome et ses dispositions sont, dans les faits, rarement acceptées par une banque étrangère (sauf bien sûr si cela l’arrange).

- La barrière de la langue n’est pas négligeable : seuls les véritables bilingues peuvent réellement comprendre toutes les subtilités d’un contrat rédigé dans une langue étrangère. Sans parler d’un entretien avec un conseiller étranger.

- Un entretien, justement, vous obligera à vous rendre dans le pays (les choses se font rarement par téléphone dans ces cas-là) : transports, éventuellement hébergement… Ces coûts doivent être pris en compte dans votre calcul global du crédit !

- L’ouverture d’un compte peut se révéler très compliquée et coûteuse dans certains pays étrangers : au Luxembourg, par exemple, elle nécessite souvent une activité professionnelle sur le territoire, voire un bail. En Suisse, les frais sont très élevés…

- Les interdits bancaires peuvent certes tenter leur chance à l’étranger. Mais ce n’est pas gagné : si l’état de vos finances ne vous permet pas d’obtenir un crédit en France, il vous causera les mêmes problèmes dans d’autres pays, où les banques ne sont pas forcément moins regardantes (surtout si le client potentiel est étranger).

Bon à savoir : En ce qui concerne les prêts immobiliers, n’oubliez pas que la France bénéficie des taux parmi les plus bas d’Europe.