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Lorsque l’on connaît des problèmes de trésorerie personnelle et de remboursement des dettes (non professionnelles), on n’est pas forcément dans une situation de surendettement. Mais on en prend le chemin. Alors pour éviter que les choses ne vous échappent, que vous vous exposiez à des poursuites et des saisies de biens, n’attendez pas qu’il soit trop tard pour réagir : de vraies solutions existent ! Les voici…

Afin d’éviter le pire (le surendettement, vous l’aurez compris), il faut d’abord savoir de quoi il s’agit. Et pour cela, il existe le calcul du taux d’endettement. Une opération que vous pouvez facilement réaliser vous-même et qui vous donnera une très bonne idée de votre situation financière. Commencez par prendre vos relevés de comptes et totaliser l’ensemble de vos rentrées d’argent sur les trois derniers mois (au moins) : salaires, aides personnalisées au logement, allocations familiales, pensions et loyers éventuellement perçus, bourses d’études,…

Additionnez ensuite l’ensemble de vos charges : les remboursements de crédits, bien sûr, mais aussi le loyer (si vous êtes locataire), les pensions à verser,… Puis divisez le total de vos charges par celui de vos revenus, et multipliez ce résultat par 100 : vous connaissez désormais votre taux d’endettement, exprimé en pourcentage. En-dessous de 33 % ? Aucun problème. Au-dessus ? Il est communément admis que vous êtes surendetté. Vous n’avez pas le choix : vous devez lire cet article jusqu’au bout.

Ne pas vivre au-dessus de ses moyens

Dépasser ces fameux 33 % de quelques points n’est pas réellement une catastrophe. La preuve : les banques acceptent aisément que vous le fassiez (elles sont tenues de respecter cette condition par la déontologie, pas par la loi…). Mais ce n’est pas une raison : ce seuil est la garantie d’un bon équilibre de votre budget ! Alors si vous êtes tenté par votre conseiller financier, déclinez « l’offre » et refusez de vivre au-dessus de vos moyens.

Vous n’avez pas su vous imposer de discipline budgétaire stricte, faire les bons crédits pour les bonnes dépenses ? Ou vous subissez un coup dur ? Ne perdez pas de temps ! Prenez les mesures basiques qui s’imposent : réduisez vos dépenses superflues, empruntez les transports en commun, acceptez les courses low cost, pensez au troc… Tentez également de renégociez votre salaire, ou de travailler plus pour gagner plus ! Vous pouvez aussi demander une avance à votre employeur pour ne pas accumuler des retards de paiement qui aggraveraient votre endettement. Ou emprunter de l’argent à un ami fortuné (l’intérêt : c’est sans intérêt). Mais avec modération : attention à l’engrenage !

Renégocier ses prêts

Demandez un entretien avec votre conseiller bancaire ou financier peut vous sortir de la galère. Objectif : renégocier vos prêts pour obtenir un rééchelonnement des mensualités ou une baisse des taux d’intérêt (voire une augmentation du découvert autorisé). Mais ne rêvez pas : c’est un gestionnaire, pas un assistant social. Cela dit, il a tout intérêt à conserver un client, même en mauvaise santé financière. Alors faîtes jouer cette position de force : affirmez qu’une banque concurrente veut racheter tous vos crédits à des conditions très avantageuses. N’hésitez pas à mentir (sans non plus en faire trop) : ce n’est pas immoral, c’est juste de la négociation commerciale ! Et épluchez bien vos contrats pour savoir si vous n’avez pas souscrit des assurances (maladie, perte d’emploi, incapacité de travail,…) qui pourraient interrompre les remboursements quelques mois.

Faire jouer ses droits

Sachez par ailleurs qu’un juge peut faire suspendre vos mensualités pour une durée maximale de deux ans (saisir le juge de proximité pour un montant total des traites inférieur à 4 000 euros, et le tribunal d’instance pour un montant supérieur). La condition : prouver que votre situation financière soit due à un événement brutal et imprévisible.

Enfin, pensez aux services sociaux : la CAF octroie par exemple des allocations exceptionnelles pour les personnes qui connaissent des difficultés passagères. Parisien ? La Ville de Paris propose aussi des aides financières particulières du même type. Renseignez-vous… 

Bon à savoir : pour faire face aux aléas de la vie financière, il est fortement conseillé de se constituer une petite épargne. Consacrez ainsi 5 à 10 % de votre salaire à des placements sur un livret A, ou développement durable. Mais attention : ils sont là pour vous aider en cas de coup dur, pas pour vous faire plaisir !