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Vous l’avez compris, le revolving est un crédit non affecté à l’achat d’un bien précis. Pour l’obtenir, deux formules : la « ligne de crédit », une sorte de découvert autorisé lié au compte courant. Ou la carte. Cette dernière peut être émise par un organisme bancaire, ou par certains grands magasins (carte d’achat nominative). Le montant du prêt : calculé selon le taux d’endettement (en théorie, mais on en reparle), et du temps qu’il vous reste à vivre (comme tout crédit conso). Avec une limite : 21 500 euros (selon la loi Chatel, pour ceux que ça intéresse).
Les modalités
Le contrat dure un an, renouvelable par tacite reconduction : trois mois avant chaque date anniversaire de l’ouverture de compte, l’établissement de crédit a l’obligation de vous remettre une offre en ce sens (selon un arrêt de la Cour de Cassation de 1998, toujours pour ceux que ça intéresse). Mais vous pouvez alors aussi bien choisir de transformer le revolving en prêt classique, ou de résilier le contrat en remboursant la totalité de la somme due restante. Deux remarques : toute augmentation du plafond prêté doit faire l’objet d’une nouvelle offre de crédit, et le compte est clôturé automatiquement si « la réserve » n’est pas touchée pendant 3 ans (loi Chatel…).
Les remboursements
Côté remboursements, on rend à son rythme dans le respect d’un minimum mensuel. Reste le taux d’intérêt… et c’est là que ça commence à faire mal : le TEG (taux effectif global) des revolving varie entre 15… et 20 % (plus du tiers sont supérieurs à 19 %) ! C’est l’option la plus chère des crédits conso. Une caractéristique qui lui vaut légitimement sa réputation d’acteur du surendettement.
Les mensualités
Les mensualités sont de plus généralement faibles (et une multitude de frais divers y sont affectés), ce qui allonge la durée du crédit… et son coût final, d’ailleurs très complexe à évaluer. « La réserve », reconstituable, disponible librement et en permanence, peut aussi facilement pousser à la surconsommation. Enfin, même s’il est le plus souvent accordé à des clients solvables, le revolving reste un prêt facile à obtenir : les grands magasins sont par exemple parfois très peu regardants sur les crédits en cours.
Conseils d’utilisation
Alors oui, la réserve d’argent a l’avantage d’être pratique et souple. Peut-être trop. Elle demande donc une gestion de compte rigoureuse pour éviter l’engrenage du surendettement. Elle ne doit pas financer de gros achats, mais servir à boucler les fins de mois et être rapidement remboursée pour réduire les frais. La non-souscription d’une assurance décès et invalidité, facultative, permettra également de faire des économies.
Bon à savoir : certains magasins ont tendance à confondre carte de crédit revolving et carte de fidélité : des cartes qui permettent de cumuler des points de fidélité… et attribue une réserve d’argent. Soyez donc vigilants !


