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Lectrices, lecteurs, ce qui suit peut vous intéresser : le gouvernement a l’intention d’engager quelques réformes dans le domaine du crédit à la consommation, et notamment dans celui du crédit renouvelable, pour renforcer la loi Lagarde et ainsi protéger encore davantage les consommateurs…

Pas de suppression du crédit renouvelable, mais…

La disparition du crédit renouvelable (ou revolving) envisagée par certains élus socialistes ne devrait pas avoir lieu : le gouvernement penche plutôt pour un encadrement plus strict de ce produit financier jugé risqué (taux élevés, possibilité de réutiliser l’argent remboursé,…).

« L'objectif est de protéger les consommateurs. […] Nous essaierons de trouver la formule qui évite aujourd'hui que certains consommateurs plongent dans la spirale de l'endettement et du surendettement », a déclaré Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation.

Une nouvelle réforme du crédit à la consommation, après la loi Lagarde de 2010, pourrait ainsi être lancée dès 2013. Voici les premières pistes évoquées…

Découpler cartes de fidélité et crédits renouvelables

Le lien entres les cartes de fidélité et les crédits renouvelables, « réserves d'argent très tentantes », doit être rompu, souhaite Benoît Hamon. Les associations de défense des consommateurs réclament une loi sur ce point depuis longtemps.

Proposer davantage de crédits amortissables

Seuls 9 % des magasins proposent systématiquement les deux offres de crédit, renouvelable et amortissable, pour un achat supérieur à 1 000 euros (ils ont l’obligation, selon la loi Lagarde, de disposer d’une double offre, mais pas de la proposer). C’est trop peu, selon M. Hamon : « Il y a encore des trous dans la raquette ».

Le gouvernement songe donc notamment à un abaissement de ce seuil. Autre idée : rendre la présentation des 3 derniers bulletins de salaire obligatoire pour tout crédit supérieur à 1 000 euros.

Pas de registre national des crédits aux particuliers

Enfin, concernant la création d'un registre national des crédits aux particuliers (appelé aussi fichier positif), le ministre est contre : «  La CNIL a émis des réserves sur le sujet, les associations de consommateurs n'y sont pas favorables non plus, à l'exception d'une d'entre elles. Je n'y suis pas très favorable aujourd'hui  ».