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3,22 % : il s’agissait du taux d’intérêt des prêts immobiliers en novembre 2010. Le plus bas niveau depuis la Seconde Guerre mondiale ! Puis il a grimpé, doucement, pour atteindre 3,53 % en février 2011 (selon Crédit Logement, après étude des données de l’ensemble des banques françaises). Et en mars, le taux moyen établi par le courtier Empruntis.com s’élève à 4,10 %. Du côté de Meilleurtaux.com (filiale de BPCE : groupe issu de la fusion de la Caisse nationale des Caisses d'épargne et de la Banque fédérale des Banques populaires), on parle même de 3,80 % à 4,20 % pour un crédit sur 20 ans.
Ainsi, d’après le baromètre régional publié par Empruntis.com, les taux des prêts immobiliers accordés sur 25 ans en Ile-de-France, auparavant de 4,15 %, sont désormais passés à 4,30 % ! Et la tendance ne serait pas prête de s’inverser : le courtier table sur un taux à 4,5 % d’ici fin juin !
Pourquoi ?
Pour le courtier Meilleurtaux.com, la situation s’explique par la hausse des OAT (Obligations assimilables du Trésor, c’est-à-dire des emprunts de l’État français), la possible remontée du taux de refinancement de la BCE (Banque centrale européenne) en avril, et l’inflation (2,4 % d’augmentation en février dans la zone euro).
Est-ce très grave ?
« La hausse des taux n’a pour l’instant qu’une faible incidence sur le mensualité et la capacité d’emprunt des acquéreurs. Sur une durée de 20 ans, pour un crédit moyen de 165 000 euros, cela représente un surcoût mensuel de 35 euros », a indiqué Christian Camus, directeur général de Meilleurtaux.com, lors d’une conférence de presse.
Mais les choses pourraient s’emballer en cas d’« événement dramatique au Japon », et de multiplication des tensions inflationnistes provoquées par la flambée des matières premières (pétrole notamment). Un scénario probable pour le courtier en ligne. Le phénomène pourrait par ailleurs affecter prochainement les prix de l’immobilier ancien, car celui-ci représente l’essentiel des transactions.
Bon à savoir : Que faire ? Opter pour le taux variable, réputé intéressant ? « Maintenant, il y a peu d’intérêt à prendre un financement à taux variable, compte tenu de ce faible différentiel de taux et du risque de remontée du loyer de l’argent », estime M. Camus.
Renégocier son prêt ? « Les emprunteurs ayant souscrit un crédit entre fin 2007 et début 2009 ont encore intérêt à renégocier leur crédit ».


