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Dans un précédent article (www.legouroo.com/info-pratique/credits/le-credit-immobilier/perte-du-triple-a-quel-impact-sur-les-credits-immobiliers), nous vous donnions le point de vue d’experts sur l’évolution des taux de crédits immobiliers face à la perte du triple A, et les nouvelles n’étaient pas bonnes, puisque ces derniers prévoyaient des hausses sur le court ou le moyen terme. Ces positions ne refléteraient toutefois pas la réalité, estime le courtier Credixia, qui n’anticipe de son côté aucune augmentation pour le 1er semestre 2012.

Le retrait du triple A français par l’agence de notation Standard & Poor’s aura-t-il des répercutions sur le crédit immobilier ? Pour le courtier Empruntis.com, la réponse est évidente : « Il y aura des conséquences pour les particuliers car un Etat qui emprunte plus cher, cela signifie des banques qui se financent également à des taux plus élevés, et donc, par effet domino, des taux proposés aux particuliers également plus élevés ». Et de préciser que « les taux des crédits aux particuliers pourraient donc s’apprécier d’ici deux à trois mois de 50 points de base, soit des taux moyens autour de 4,70 % sur 20 ans versus 4,20 % aujourd’hui ».

Une analyse cependant contredite par un autre courtier, Credixia, qui affirme que les banques se sont préparées à cette dégradation de la note française : « Alors que bon nombre d'observateurs tablaient sur une imminente hausse des taux de crédit immobilier, la Fédération Bancaire Française (FBF) rappelle que les banques se financent aujourd'hui à un taux historiquement bas. Le maintien du principal taux d'intérêt à 1 % par la Banque centrale européenne devrait donc protéger les consommateurs dans l'immédiat ». Résultat : pas de hausse prévue au cours du 1er semestre 2012.

Un taux de l’OAT stable depuis août 2011

Credixia rappelle également que le taux de l’OAT (Obligation assimilable du Trésor), qui sert de référence aux prêts à taux fixe octroyés par les banques, est resté quasiment stable depuis août 2011, se situant aux alentours de 3 %. Aussi, « pour le moment, une hausse des taux de crédits immobiliers n’est pas envisagée si l’OAT poursuit sa stabilisation, et n’augmente pas de manière spectaculaire au cours des prochaines semaines ».

Le triple A maintenu par Moody’s et Fitch Ratings

Autre argument avancé par Credixia : le maintien du triple A par les deux autres grandes agences de notation financière, à savoir Moody's et Fitch Ratings (cette dernière a placé la note souveraine de la France sous perspective négative, ce qui pourrait aboutir à une dégradation, mais pas avant l’an prochain).