© Franz Pfluegl - Fotolia.com
Alors que le 200 000ème Prêt à taux zéro plus (PTZ+) a été signé dans la semaine, ce qui représente un véritable succès pour ce crédit destiné à faciliter l’accès à la propriété des primo-accédants, le gouvernement envisage de le réformer. Il pourrait notamment être regroupé avec l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)…

Le 9 mai dernier, le 100 000ème PTZ+ (lancé début 2011) était signé. Et à peine deux mois plus tard, c’est le 200 000ème qui vient d’être souscrit par un particulier primo-accédant : ce crédit est « un véritable succès populaire » qui a rempli « tous ses objectifs, tant quantitatifs que qualitatifs », ont ainsi fait valoir Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, et Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement. « Sur le rythme actuel, l’objectif ambitieux de 380 000 PTZ+ par an semble réalisable dès 2011 », estime même le tandem.

Un regroupement avec l’éco-PTZ ?

Le gouvernement songe cependant à faire évoluer ce prêt à taux nul, car « nous sommes perfectionnistes », s’est justifiée la ministre. Deux pistes sont évoquées. La première : regrouper le PTZ+ et l’éco-PTZ, afin d’inciter encore davantage aux économies d’énergie dans le logement. « Une meilleure articulation avec l’éco-PTZ [donnerait] la possibilité de bénéficier du [montant] du PTZ+ correspondant à la catégorie supérieure à laquelle accédera le bien une fois que les travaux auront été financés. C’est une vraie amélioration possible », a-t-elle détaillé.

Concrètement, les nouveaux propriétaires obtiendraient le montant maximum du PTZ+ à condition qu’ils utilisent cet argent pour réaliser des travaux d’efficacité énergétique.

Réévaluation du montant et de la durée du PTZ+ ?

La deuxième idée mise en avant par le gouvernement est une réévaluation du montant et de la durée du Prêt à taux zéro plus : « Ce que nous disent beaucoup de banquiers, de promoteurs, c’est […] qu’on aurait peut-être intérêt à augmenter le pourcentage du différé, quitte à réduire la durée », a expliqué M. Apparu. Et d’ajouter : « On est prêt à bouger tant qu’on reste dans l’enveloppe de 2,6 milliards » d’euros (coût budgétaire prévu par l’Etat afin de compenser la différence avec les taux d’intérêts pratiqués par les banques).

Une réforme qui n’interviendra pas avant les présidentielles de 2012

Pour ne pas perturber les ménages, le gouvernement souhaite toutefois ne pas se précipiter. Il s’agit d’ailleurs d’un conseil des banquiers. Aussi, une réforme, si réforme il y a, ne devrait pas voir le jour avant les élections présidentielles de 2012.