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Vous avez toujours travaillé et gagné votre vie, alors vous avez probablement contracté de nombreux crédits : crédits à la consommation, crédit immobilier ... Et puis un jour, c’est l’accident : la crise s’abat sur votre activité, et vous perdez votre emploi. Vos revenus diminuent, vous n’avez pas d’autre choix : recourir à un rachat de crédit. Mais, étant au chômage, votre banque l’a catégoriquement refusé. Pourquoi ce rejet ? Et que faire ?

Pour souscrire un rachat de crédit, il faut impérativement disposer de revenus réguliers et stables. Sans cela, vous ne pourriez assurer les remboursements. Et comme il serait absurde et dangereux de se faire racheter un rachat de crédit, les établissements bancaires sont très à cheval sur cette règle de base. Lorsque l’on est en CDI, il n’y a, a priori, pas de problème.

Mais lorsque l’on perd son emploi, alors même que l’on doit déjà rembourser plusieurs prêts, obtenir un rachat de crédit pour pallier cette baisse de budget n’est pas chose facile.

  • Lorsque vous êtes en couple :

Les banques spécialisées en rachat de crédits font leur proposition de rachat de crédit à partir du salaire existant au sein du couple. Les indemnités de chômage délivrées par les Assedics, qui ne constituent pas un revenu pérenne du point de vue des banques, ne sont pas prises en compte, et participent seulement à augmenter le reste à vivre. La commission de surendettement peut être saisie mais, seule une personne qui n’est pas en mesure de racheter l’ensemble de ses crédits y est admissible. Le surendettement commence à partir du moment où le rachat de crédits n’est plus possible. 

 Dans le cas d’un rachat de crédit, le regroupement partiel de ses crédits est à éviter : le rachat de l’ensemble de ses crédits doit permettre d'atteindre un seuil d'endettement de 35%, voire 40% si le reste à vivre est important.

  • Si vous n'êtes pas en couple :

D'autres solutions existent pour autant. Comment donc faire baisser ses mensualités le temps de retrouver un nouvel emploi et de « véritables revenus » stables ? La solution : faire appel à un co-emprunteur…

Le co-emprunt

Demandez à votre conjoint, ou à un parent qui dispose de revenus fixes et suffisants (l’idéal étant le CDI), de vous accompagner dans votre demande de rachat de crédit. Cette tierce personne prendra un risque, car elle déposera un dossier pour vous et endossera la responsabilité du remboursement. Mais si elle accepte, vous pourrez garantir la solvabilité du refinancement et ainsi vous sortir d’une situation difficile.

Bon à savoir : Lorsque l’on cherche à contracter un rachat de crédit en étant au chômage, il est vivement conseillé de s’adresser à un courtier (ou IOB : intermédiaire en opérations bancaires). Expert dans son domaine, celui-ci est au courant des offres intéressantes et des astuces du marché, et sait à qui s’adresser en fonction de votre profil. Sans compter qu’il vous fera gagner du temps, ce qui est précieux lorsque l’on cherche un emploi. Sachez par ailleurs qu’un courtier ne coûte rien durant les investigations et l’étude du dossier. Vous ne devez le payer que si ce dernier est accepté (1 à 5 % de commissions d’honoraires qui seront englobées dans le prêt).