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Vous avez contracté trop de crédits et vous êtes surendetté ? Ou sur le point de l’être ? Il existe plusieurs façons de s’en sortir. Parmi elles, le rachat de crédit (ou regroupement de prêts). C’est cette solution qui nous intéresse aujourd’hui. Est-elle véritablement efficace ? Est-elle adaptée à toutes les situations ? Ce remède n’est-il pas pire que le mal ? C’est ce que nous allons voir ensemble…

Avoir un taux d’endettement égal ou supérieur à 33 %, ne plus pouvoir faire face à ses charges (loyer, factures divers, et surtout remboursements de crédits) car les dépenses dépassent les ressources, c’est une situation plutôt stressante. Et si l’on ne fait rien, elle peut rapidement devenir invivable. Mais que faire ? Tout dépend en fait de l’état de vos finances : pour schématiser, si vous êtes à la limite du surendettement, que les fins de mois commencent à devenir difficiles (soit un taux d’endettement légèrement supérieur à 33 %), ne perdez pas de temps : tournez-vous vers le rachat de crédit.

Trouver la meilleure offre

Première étape : réaliser des simulations de rachat de crédit en ligne. Surfez sur Internet, comparez les offres, et optez bien sûr pour les taux les plus bas. Il existe de nombreux organismes financiers spécialisés, et sachez que l’étude d’un dossier pour obtenir une réponse de principe rapide est totalement gratuite (loi Murcef) et sans engagement. Si vous hésitez, ou que les propositions vous paraissent inadaptées, faîtes appel à un courtier : celui-ci saura débusquer LE produit qui correspond le mieux à votre situation car il connait bien le marché, les tendances et les astuces.

Profiter des atouts

Mais le rachat de crédit, c’est quoi exactement ? C’est très simple : un nouveau créancier rachète l’ensemble de vos dettes (crédits immobilier, conso et revolving, mais aussi retards d’impôts voire loyers impayés) pour les solder. Résultat : vous n’avez plus qu’un seul crédit à rembourser, qu’une seule mensualité à payer. Cette dernière sera certes étalée sur une période plus longue (vous serez donc endetté plus longtemps, et vous paierez finalement davantage), mais également réduite de 30 à 60 %, ce qui vous permettra de souffler un peu (c’est-à-dire de passer en dessous de la fameuse barre des 33 % d’endettement)… et d’éviter surtout la commission de surendettement : plan de redressement contraignant qui oblige souvent à résilier ses produits d’épargne et à vendre ses biens, et inscription au fichier de la Banque de France (FICP : Fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers).

Etre vigilant et rigoureux

Le rachat de crédit s’adresse à la plupart des profils : les propriétaires peuvent bien sûr y prétendre (rachat de crédit avec hypothèque par exemple), ainsi que les locataires (rachat de crédit avec caution), les salariés, les indépendants, les professions libérales, et même les retraités. Mais attention : il ne s’agit pas d’une opération anodine ! Elle comporte des risques certains et vous engage. Une fois enclenchée, impossible de faire marche arrière. Alors calculez bien les coûts, et soyez irréprochable dans votre gestion. Sinon, vous pourriez finalement avoir fait tout ça pour rien car vous n’échapperiez plus à la commission de surendettement…

Etre responsable

Recourir au regroupement de prêt n’est toutefois pas la solution idéale pour tout le monde : si vous êtes dans une situation de surendettement avérée, bien au-delà des 33 % réglementaire, renoncez-y. Vous ne ferez qu’aggraver votre cas. De la même manière, ne pensez pas que le rachat de crédit soit une bouée de sauvetage lorsque l’on est interdit bancaire ou fiché FICP, même si un organisme ou un courtier vous affirme le contraire. Pour eux, il s’agit d’un business. Pour vous, il s’agit de votre santé financière… voire même de votre santé tout court.