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Cette hausse est particulièrement exacerbée à Paris, où les prix de vente, notamment dans l'ancien, ont augmenté d'environ 20 % en un an ! La folie acheteuse s'est emparée des investisseurs, étrangers, provinciaux et parisiens, revenus de la bourse et dopés par l'annonce de la fin de nombreux dispositifs fiscaux en 2011. Dans une moindre mesure, les primo-accédants sont également responsables de cette envolée. Plusieurs contrats ont été signés en 2009 grâce à la baisse des prix de vente et aux conditions de prêt favorables. Derrière Paris, les villes les plus touchées sont Marseille, Lyon, Nantes et Strasbourg. Cependant, la demande y est concentrée sur le centre-ville et sur les petites ou moyennes surfaces. Elle semble d'ailleurs s'être à nouveau calmée puisque les prix se sont trop rapprochés des niveaux record en 2007.
Paris, l’inclassable
La capitale est indétrônable en termes de demande, d'où des prix qui dépassent largement le pouvoir d'achat immobilier ainsi que les seuils en province. La Chambre des notaires annonce une moyenne de 7 500 €/m2. Mais elle serait en réalité de 8 000 €/m2 selon de nombreux témoignages. Qu'elles soient à l'étage, avec ou sans ascenseur, rénovées ou non, les offres partent à un prix similaire. On observe par ailleurs qu'il n'y a quasiment plus d'écart entre les arrondissements, à l'exception des VIe et VIIe, où le prix atteignent 12 000 €/m2 ! Affolés par cette flambée, la pression des agents qui veulent qu'on se décide en 2 minutes, certains acheteurs n'hésitent pas à faire des offres supérieures au prix de vente, Totalement illégale, cette pratique est toutefois marginale. Pire encore : les acheteurs qui payent en cash sont privilégiés par rapport à ceux qui doivent d'abord faire une demande de crédit...
Le retour à la normale
À l'exception de Paris et de quelques autres villes qui attirent des investisseurs ou des primo-accédants, dans l'ensemble, le marché se stabilise. Les acheteurs ne veulent plus surpayer et négocient plus volontiers à la baisse. Souvent, même, ils exigent sur l'acte notarié des petits suppléments non négociés au préalable avec le propriétaire. Les ventes se font sur une plus durée longue et certaines agences vont jusqu'à brader les biens, avec l'accord contrarié du propriétaire pressé de vendre. Globalement, les offres jugées déraisonnables restent sans visites et sans acheteur lorsque le propriétaire refuse de négocier. Les observateurs notent même une baisse des prix conséquente pour un certain type de biens et dans certaines métropoles comme Lille ou Rennes. L'acheteur est plus exigent que jamais : on investit plus qu'on n'achète. Le premier critère d'achat est aujourd'hui la plus-value immobilière qu'on fera sur la durée.
Bon à savoir : Ne signez jamais un acte notarié où vous devez signer une décharge interdisant de vous retourner contre le vendeur en cas de problème. Le plus souvent, il s'agit d'un vice caché qu'on veut masquer. Vous avez le droit d'exiger les dommages et intérêts, preuves à l'appui.


