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Il devient de plus en plus rare de pouvoir louer un bien sans que le bailleur exige une caution. Celle-ci se substituera au locataire en cas d'accidents de paiement. Se porter caution est donc un engagement lourd de responsabilités...

Les loyers impayés ? Ils se multiplient. Les locataires indélicats ? De moins en moins délicats. Les procédures d'expulsion ? De plus en plus compliquées. Le prix de l'immobilier ? Il augmente bien plus vite que les revenus... Pour toutes ses raisons, louer sans caution est pour ainsi dire devenu impossible. Parent, ami : on vous demandera peut-être un jour d'endosser cette responsabilité. Sachez où vous mettez les pieds...

L'acte de caution

Caution, vous êtes la garantie pour le bailleur d'être payé. En effet, lorsque le locataire ne paie pas loyers et charges, le propriétaire peut se tourner vers vos poches pour renflouer les siennes.
Acte écrit, le plus souvent "sous seing privé" (c'est-à-dire sans notaire), l'acte de caution doit comporter un certain nombre d'éléments : reproduction de l'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 (alinéa 1), montant du loyer et conditions de sa révision, montant maximal éventuel de la caution (plafond au-dessus duquel aucune somme ne peut vous être réclamée), mention de la bonne compréhension de votre responsabilité.

Caution simple

En cas d'impayé, c'est d'abord le signataire du bail qui sera poursuivi. C'est seulement s'il est insolvable qu'on se retourner vers vous. Cela s'appelle le "bénéfice de discussion". Attention à ne pas y renoncer dans l'acte de caution.

Caution solidaire

Votre responsabilité est la même que celle de la personne que vous cautionnez. En cas d'impayé, le bailleur pourra se retourner indifféremment contre le locataire ou contre vous. Dans ce cas, vous devrez régler l'ensemble de la dette (ou dans la limite du montant maximal, le cas échéant).
En revanche, vous pourrez ensuite vous retourner contre la personne cautionnée, et vos droits seront alors similaires à ceux du propriétaire...

Durée et fin de la caution

Deux cas de figure : vous avez déterminé dans l'acte une durée déterminée, ou vous ne l'avez pas fait.
Dans le premier cas, impossible de se libérer de la caution avant la date prévue. Dans le second, vous pouvez  à tout moment émettre le souhait de vous retirer. Il prendra effet à la fin du bail (qui dure en général trois ans).
Dans tous les cas de figure, vous ne pourrez être poursuivi que pour les dettes contractées pendant que vous êtes caution, jamais après.

Bon à savoir : Si vous ne prévoyez aucune disposition particulière dans l'acte de caution, vos héritiers seront tenus de poursuivre l'engagement à votre décès.