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Vous avez obtenu une promotion. Et en prime, si l'on ose dire, vous allez poser vos souliers dans des contrées nouvelles. Pour éviter le coup de froid fiscal, emmenez ces quelques conseils dans vos bagages.

Votre carrière prend un nouveau tournant, et celui-ci vous emmène hors de France ? Votre condition salariale s'améliore peut-être ; votre condition fiscale, elle, se complexifie, c'est sûr.

Votre résidence fiscale

Bien entendu, le montant et paiement de votre impôt dépendent en premier lieu de votre résidence fiscale.
Théoriquement, c'est la France si vous-même ou les autres membres de votre foyer fiscal résidez en France plus de la moitié de l'année (183 jours), si vous y exercez votre principale activité salariée ou si c'est le siège de vos intérêts économiques.
Cette règle ne vous dispense cependant pas de compulser le droit fiscal français, celui du pays où vous travaillez ainsi que les éventuels accords (conventions fiscales) existants entre les deux pays. Désolé : vous n'y couperez pas.

Avant de partir...

Bonne nouvelle : les démarches se sont considérablement simplifiées il y a quelques années. En effet, jusqu'en 2004, vous deviez solder votre compte avec les impôts un mois maximum avant de transférer votre domicile vers l'étranger. Ce qui, en cas de pépin, pouvait retarder d'autant ledit départ.
Depuis le 1er janvier 2005, cette démarche n'est plus nécessaire. N'oubliez cependant pas de déclarer au fisc votre changement d'adresse. Pour cela, rendez-vous ou écrivez au centre des impôts de votre domicile, ou cliquez sur www.changement-adresse.gouv.fr.

Vous possédez un bien immobilier en France...

Dans tous les cas de figure, vous devrez mettre la main à la poche. En sus de l'immuable taxe foncière, vous vous acquitterez de la taxe d'habitation si votre résidence française est laissée à votre disposition. Et si tel est le cas, vous devrez dans certaines situations payer la taxe sur les logements vacants.

Bon à savoir : Vous souhaitez vendre votre bien immobilier situé en France ? Même si vous êtes fiscalement domicilié à l'étranger, vous serez tenu de payer un impôt sur la plus-value, de 16 à 33 % selon votre pays de résidence. Il sera directement prélevé par le notaire sur le produit de la vente.