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Quand il faut mettre la main à la poche, un euro est un euro ! Lorsque vous remplissez ou contrôlez votre déclaration de revenus, quelques menus ajustements sont possibles. Et si vous vous payiez un bon resto ou un week-end amoureux (c'est selon) aux frais du Trésor Public ?
Réductions fiscales
Trop tard ! Nous ne pouvez plus réaliser d'investissements défiscalisés. En effet, seuls ceux engagés dans l'année précédentes sont comptabilisés. Alors, pensez-y pour l'année prochaine, et en attendant... vérifiez bien que vous n'en oubliez pas sur votre déclaration !
Salaires, primes, plus-values
En deçà de certaines limites (il ne faudrait pas que ça devienne un salaire déguisé !), sont exonérés d'impôts : tickets-restaurants et chèques-vacances, remboursement des frais de transports des Franciliens, rémunérations aux apprentis ou aux étudiants de plus de 25 ans, indemnité de stage (s'il est obligatoire et dure moins de trois mois), primes à la Médaille du Travail ou encore intéressement et participation aux résultats de l'entreprise. Inutile, donc, de les déclarer...
Si vous avez perçu des revenus dits "différés ou exceptionnels" (prime de mobilité, arriérés de salaires ou de loyers...), vous pouvez en étaler la fiscalisation.
Prestations sociales et pensions alimentaires
Là aussi, plusieurs revenus sont exonérés d'impôts et ne nécessitent donc pas déclaration. Entre autres : les indemnités au titre d'accident du travail ou de maladie professionnelle, l'allocation aux vieux travailleurs salariés, l'allocation de solidarité aux personnes âgées, l'allocation supplémentaire d'invalidité, les pensions militaires, le RSA, les secours d'urgence des Assedic (fonds social), l'allocation aux adultes handicapés, l'allocation personnalisée d'autonomie, les allocations familiales et assimilées, les bourses étudiantes à caractère social, l'allocation de logement.
Vous versez des pensions alimentaires à vos enfants majeurs ou un autre ascendant ? Vous hébergez un membre de votre famille dans le besoin ? Autant de dépenses généreuses et... forfaitairement défiscalisées.
Déterminer le nombre de parts
Il arrive que l'administration se trompe dans le calcul de votre quotient familial. Vérifiez-le soigneusement à réception de votre déclaration pré-remplie ! En général, un adulte vaut une part et les deux premiers enfants une demi chacun. A partir du troisième, l'administration fiscale fait un geste : chaque enfant supplémentaire vaut une part. Néanmoins, la règle souffre quelques exceptions (décès, divorce, enfant majeur...) Renseignez-vous bien !
Marge d'erreur
Vous avez le droit de vous tromper, mais pas de beaucoup. En effet, le montant des sommes oubliées doit être inférieur à 5 % de votre revenu imposable.
Si vous n'êtes pas sûr de certains dispositifs de réductions d'impôts, faites-en mention et joignez-y tous les justificatifs. On ne sait jamais ! Une louve n'y retrouverait pas tous ses petits...
Bon à savoir : Si vous ne déclarez aucun frais, les impôts le feront pour vous, à hauteur de 10% (forfait). Cependant, dans bien des cas, un simple calcul suffit à s'apercevoir qu'il est bien plus intéressant de déduire ses frais réels...


