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Ah ! Le mariage... La cérémonie, la robe, les témoins, les rêves d'amour toujours, les... réductions fiscales. Vous vous mariez cette année ? Félicitations : vous venez d'économiser de l'argent !
L'impôt sur le revenu
Si vous vous mariez cette année, vous remplirez trois déclarations de revenus l'an prochain : une par époux (elles s'arrêtent la veille du mariage), et une pour le foyer fiscal que vous fondez (à compter du jour du mariage). Si on considère que l'impôt est une prison (dont on ne sort jamais, celle-là), le cas est alors comparable au jeu des remises de peine. Mécaniquement, le fait de couper en trois vos revenus fait baisser votre contribution à l'effort social.
Par la suite, vous ne remplirez plus qu'une seule déclaration pour deux, sur la base de deux parts fiscales si vous n'avez pas d'enfant ou autre personne à charge.
Les impôts locaux
Pas de problème pour la taxe d'habitation, qui s'applique à tous ceux qui ont un toit sur la tête (qu'ils en soient propriétaires ou locataires). Le couple reçoit directement ladite taxe, payable par l'un ou l'autre des époux.
La taxe foncière, que seul le propriétaire paie, bouleverse un peu la donne. Si le couple est ensemble propriétaire, elle est envoyée et payable dans les mêmes conditions que la taxe d'habitation. En revanche, l'époux qui possède seul un bien immobilier reçoit et est tenu de payer seul sa taxe foncière. Et toc.
L'impôt sur la fortune
En 2010, vous êtes "riche" si vous disposez d'un patrimoine supérieur à 790 000 euros. Vous êtes alors soumis à l'ISF, ou impôt de solidarité sur la fortune. A ce titre, vous remplissez comme tous les couples mariés une déclaration pour deux. Que la propriété soit commune ou individuelle, vous êtes imposés sur tout. Peu importe votre régime matrimonial...
Bon à savoir : Jeune marié(e), vous avez moins de 21 ans (ou moins de 25 ans si vous poursuivez des études) ou êtes handicapé : votre couple peut rester rattaché au foyer fiscal de vos parents ou beaux-parents.


