© AlcelVision - Fotolia.com
Après une hausse des prélèvements en 2013, le gouvernement veut une « stabilisation » pour les années à suivre. Certaines baisses ont déjà été confirmées, mais des augmentations sont aussi actées, et d’autres sont prévues, notamment pour les revenus élevés. Récapitulatif des nouveautés fiscales 2015 pour les particuliers…

Indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation

François Fillon l’avait supprimée en 2012 et Jean-Marc Ayrault avait fait de même en 2013. En 2014, en revanche, elle sera rétablie.

Baisse de la fiscalité sur les plus-values des cessions immobilières et mobilières

Depuis le 1er septembre, la vente d’une résidence secondaire est exonérée d’impôt non plus après 30 ans, mais après 22 ans. La fiscalité des plus-values de cessions d'actions et d'obligations sera quant à elle allégée par des abattements.

Hausse de la TVA

Actuellement à 19,6 %, la TVA passe à 20 % au 1er janvier 2014. Le taux intermédiaire (restaurant, travaux du logement et cinéma), lui, passera de 7 à 10 %. Le taux réduit (alimentation, gaz et électricité) sera cependant baissé à 5 % (5,5 % aujourd’hui).

Baisse du plafond du quotient familial

Mauvaise nouvelle pour les 1,3 million de ménages les plus aisés : le quotient familial sera plafonné en 2014 à 1 500 euros, contre 2 000 euros actuellement.

Taxe à 75 %

Envisagée un temps pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros, elle sera finalement payée uniquement par les entreprises.

Indexation de l’imposition sur les dividendes et intérêts sur le barème de l’IR

Les dividendes et intérêts sont aujourd’hui imposés selon le barème de l’impôt sur le revenu : encore une hausse d’impôt pour les plus riches.

Augmentation des cotisations retraites

La CSG (Contribution sociale généralisée) n’augmentera finalement pas. Mais les cotisations salariales et patronales prendront 0,15 point en 2014, puis 0,05 en 2015, 2016 et 2017, soit au total 0,3 point en 2017. Il faut ajouter à cela une hausse des cotisations des retraites complémentaires.

Majoration des droits de mutation

Le taux d’imposition, fixé par les départements, pourra s’élever jusqu’à 4,5 %.

Possible suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarisation

Selon Les Echos, le gouvernement envisage de supprimer les réductions d’impôt sur le revenu bénéficiant aux familles ayant des enfants scolarisés dans l'enseignement secondaire et supérieur.