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L’écologie est à la mode. C’est donc tout naturellement que les placements, eux aussi, se sont mis au vert : des fonds uniquement investis dans des projets et des activités soucieuses de la planète et de l’Homme. Vous aussi, vous voulez savoir comment vos placements sont utilisés ? Voire ne pas vous contenter d’un rendement financier ? Reste à savoir comment faire, et à apprécier l’intérêt réel de telles opérations financières…

Lorsque l’on confie son argent à un banquier pour qu’il réalise des placements (et qu’il fasse fructifier notre épargne), on oublie souvent qu’il peut servir à financer des activités en désaccord total avec nos convictions : armement, énergie nucléaire, exploitation pétrolière,… Vous ne le supportez plus ? Vous souhaitez davantage de transparence, et une plus grande responsabilité financière ? Sachez qu’il existe des placements dits écologiques, éthiques ou solidaires, réservés à des projets respectueux de l’environnement et des droits de l’homme.

Les produits financiers écologiques

Plus concrètement, il s’agit de fonds ISR (Investissement socialement responsable) investis à 53 % dans des obligations, à 33 % dans des actions, et à 14 % dans des fonds immobiliers, du capital-investissement, ou du capital-risque. Ils privilégient systématiquement le développement des énergies renouvelables, des technologies « vertes », de l’agriculture biologique, du commerce équitable, la création d’emploi, l’insertion sociale,… En 2010, cela concernait quelque 7 600 milliards d’euros dans le monde, et plus de 500 milliards en Europe. Du côté des investisseurs, 69 % étaient des institutionnels, et 31 % des particuliers.

Quel établissement ?

Pour investir « vert », on peut souscrire un Livret Développement durable, dédié à l’éco-industrie. Ce produit est disponible dans n’importe quelle banque, tout comme les placements dits écologiques. Mais l’association écologiste Les Amis de la Terre, qui s’est emparée de ce sujet depuis longtemps, ainsi que l’association de défense des consommateurs CLCV (Consommation Logement Cadre de vie), conseillent plutôt les placements auprès de la NEF ou du Crédit coopératif. En termes de transparence et d’impact environnemental.

Un label d’épargne solidaire, attribué par l’association Finansol, permet par ailleurs d’orienter ses placements. Enfin, il est possible de se tourner vers des livrets E, parfois proposés par certains établissements financiers. Ils permettent généralement d’obtenir des revenus réguliers et faiblement fiscalisés, tout en offrant aux investisseurs une alternative aux placements « traditionnels ». Il peut notamment s’agir de SEP : sociétés en participation.

Quelle performance ?

Pour 18 % des investisseurs choisissant des placements écologiques, l’éthique est la seule motivation (étude Novethic et Eurosif). Et pour ceux qui s’intéressent aussi à la rentabilité financière ? Il faut d’abord savoir qu’en France, les banques ont tendance à sélectionner les titres les mieux notés par les agences de notation extra-financière dans chaque secteur. Ce qui est un plus !

Ensuite, les projets financés ont la plupart du temps un fort potentiel sur le long terme. Puis les placements écologiques offrent l’avantage de permettre une diversification des portefeuilles car ils sont peu corrélés avec les marchés. Enfin, notez que les actions des entreprises spécialisées dans les éoliennes ont enregistré des retours sur investissement de l’ordre de 300 % entre 2004 et 2007 ! Pour celles qui fabriquent des panneaux photovoltaïques ou produisent de l’énergie solaire, les valeurs étaient de 150 % en 2007 !