Le warrant est un excellent moyen de gagner gros sur une courte échéance. Mais attention, ce produit est réservé aux experts. Les novices ne doivent pas se jeter la tête la première dans les spéculations. D’autant plus que vous investissez dans les actifs et non dans les supports. Un conseil, ne laissez pas les banques mener la danse !

Au juste, le warrant est une valeur mobilière de type optionnel, rattachée à un support ou sous-jacent. Autrement dit, aux actions, indices, devises ou taux d’intérêt dont les taux augmentent ou baissent. Ainsi font les warrants, à la seule et capitale différence que la variation est très forte sur une séance, contrairement aux sous-jacents, plus adaptés au long terme. De plus, vous pourrez spéculer à la hausse comme à la baisse pour augmenter la performance de
votre portefeuille.


Investissement soupe au lait

Quelques euros suffisent pour prendre une position spéculative. Mais la facilité s’arrête là. Surveillez vos warrants comme le lait sur le feu. Certaines banques ne jouent pas le jeu. Le carnet d’ordre reste bloqué sur une journée alors que le bon d’option évolue. Si cela ne vous rebute pas, sachez que les warrants sont séparés en “call” et “put” : des anglicismes très en vogue à la bourse pour indiquer l’achat et la vente. En gros, pour spéculer à la hausse, achetez des calls. Pour profiter du marché baissier, achetez des puts. Comment ça marche ? Plus la hausse (ou la baisse) est importante, plus votre warrant fait des petits.


La bulle spéculative par définition

Attention, comme la durée de vie d’un warrant est limitée, il se déprécie à l’approche de l’échéance. Ne faites pas attention au type du warrant (US ou Europe). Dans tous les cas vous avez intérêt à le revendre directement sur le marché plutôt que de l’exercer. Autre différence avec les options : vos warrants ne peuvent pas être vendus à découvert. Cette contrainte (qui n’en est pas une, en réalité) permet de limiter la perte maximale à l’achat initial. Lorsque vous débutez, contentez-vous de jouer des petites sommes et soyez réactifs ! Les variations peuvent être de l’ordre de 50 % à la hausse... Comme à la baisse.

Bon à savoir : Attention, dès le 1er euro de plus-value, vous êtes imposé à 30,1% (12,1% de charges sociales plus 18% d’impôts sur le revenu). Tout n’est pas noir, les pertes sont déductibles sur les plus-values mobilières et sont reportables sur dix années.