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Concrètement, les FCPI sont investis pour 60 % minimum dans des actions de PME ou PMI innovantes européennes cotées en bourse ou non (les sociétés cotés sur Alternext et au Marché libre sont, dans le cas des FCPI, considérées comme non cotées). Il peut s’agir d’entreprises issues de secteurs de pointe comme l’informatique, le Web, ou les télécommunications, mais aussi de secteurs plus traditionnels comme l’environnement ou l’industrie agroalimentaire.
Pour être considérées comme innovantes, elles doivent être labellisées par Oséo (établissement public à caractère industriel et commercial chargé de soutenir l'innovation et la croissance des PME en France) ou consacrées au moins un tiers de leur chiffre d’affaires à des dépenses de recherche et développement.
Les 40 % restants ? Ils peuvent être diversifiés, notamment sur des SICAV (Sociétés d'investissement à capital variable). La gestion est alors confiée à une société délégataire. Remarque : pour les entreprises non cotées, le pourcentage de l’investissement est limité à 20 % de l’actif du fonds.
Les FCPI sont risqués : ni le capital, ni le rendement ne sont garantis. Les entreprises innovantes sont en effet sur un marché hasardeux. Voilà pourquoi ces produits doivent être réservés à des investisseurs initiés disposant d’une capacité d’épargne importante sur le long terme. Mais si vous êtes concernés et que les choses se passent bien, sachez que la mise peut être aisément doublée !
Un avantage fiscal certain
L’autre atout des FCPI, c’est le cadre fiscal favorable qu’ils permettent : à partir de l’année suivant la souscription, vous pouvez réduire vos impôts de 22 % (depuis 2011) de l’investissement. Cette réduction est plafonnée à 3 000 euros pour un célibataire (le montant de l’investissement peut alors aller jusqu’à 12 000 euros) et à 6 000 euros pour un couple (investissement allant jusqu’à 24 000 euros). Seule condition : immobiliser les fonds durant au moins 5 ans (sauf en cas de décès, d’invalidité ou de licenciement).
Autres points forts : au bout de ces 5 années, la plus-value est exonérée, bien qu’encore soumise aux prélèvements sociaux (12,3 %), CSG (Contribution sociale généralisée) et CRDS (Contribution pour le remboursement de la dette sociale). Et notez que certains FCPI donnent droit à une réduction de l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) : 50 % de l’investissement, avec un plafond de 18 000 euros.
A qui s’adresser ?
Pour souscrire un FCPI, on peut s’adresser à une banque, à un conseiller en gestion de patrimoine, et même à des sites Internet spécialisés comme best-fcpi.com, mes-fcpi.fr ou encore hedios.com.
Bon à savoir : La réduction d’impôts permise par un FCPI est cumulable avec celle d’un FIP (Fonds d’investissement de proximité) !


