Lorsque l’on veut faire « travailler » son argent, on peut s’adresser à une SICAV (depuis 1969). Son rôle : regrouper les actifs de plusieurs investisseurs pour les injecter dans des valeurs mobilières (actions, obligations, liquidités,…), des titres de créances négociables, des repos, etc. Les bénéfices sont mis en commun, ainsi que les risques.
La SICAV, qui a juridiquement une personnalité morale, émet ainsi des actions (ou délègue leur gestion à des sociétés de gestion de portefeuille). Son capital est variable. Elle a un conseil d’administration propre, et les actionnaires disposent d’un droit de vote à l’assemblée générale. Pour créer une SICAV, il faut un établissement de crédit nommé promoteur et un dépositaire qui assume le respect de la loi.
Plusieurs types de SICAV
Les SICAV monétaires sont certainement les plus connues : elles offrent aux investisseurs une rentabilité par appréciation quotidienne de la valeur liquidative proche de celle du marché monétaire. Mais il en existe en fait une dizaine : les SICAV obligataires et les SICAV actions, par exemple, qui proposent à un trésorier d'entreprise d'acheter indirectement des obligations ou des actions sans avoir à suivre quotidiennement leur gestion. Ou les SICAV à compartiments, qui investissent à la fois dans des actions risquées et dans des obligations sûres…
Pourquoi avoir recours à une SICAV ?
C’est très simple : lorsque l’on est un petit actionnaire, on se contente souvent d’un seul titre de société. Or quand sa valeur chute, tout le portefeuille chute ! Avec la SICAV, on peut contourner cet épineux problème financier : en réunissant plusieurs investisseurs, la société dispose d’un encours plus important. Résultat : elle peut acheter plusieurs titres, et ainsi réduire significativement l’impact de la baisse de l’un d’entre eux. Les risques sont diversifiés…
Inconvénients
Si le risque est réduit, le potentiel gain aussi. C’est le premier point faible. Citons également des frais de gestion souvent élevés, des droits de souscriptions, l’impossibilité de connaître la souscription à cours, ou encore celle de négocier plus d’une fois par jour.
Bon à savoir : Si vous pensiez pouvoir évaluer la santé d’une entreprise ou d’un marché en observant les SICAV, détrompez-vous ! Elles ne sont ni des actions, ni des obligations, ni des entités cotées en bourse...


