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Pour bien placer, il faut avoir du nez et un esprit des affaires. Cependant, trois critères : le temps, l’usage et le montant, peuvent aider à sélectionner le placement le plus rentable. Le reste, c’est du cas par cas.

Difficile de trancher dans la configuration actuelle. Les taux des livrets sont bas, la bourse est instable et la fiscalité est de plus en plus lourde. La rigueur attitude gagne du terrain. En prime, la pierre et l’or ne sont plus les valeurs refuge qu’ils étaient avant la crise. Le court terme est à éviter, autant pour les livrets que pour les valeurs boursières. D’une part, les taux de rémunération des livrets est bas, très bas. Si les livrets réglementés sont toujours avantageux pour leur fiscalité et la disponibilité de l’épargne, leur rendement est quasi nul, d’autant plus que le plafond très bas ne permet pas de récupérer une plus-value conséquente. Il vaut mieux privilégier les livrets fiscalisés. Ces derniers offrent des taux de rémunération plus intéressants et une réactivité plus immédiate en cas de reprise. Le PEL, par exemple, est rémunéré entre 2,2 et 3,16% selon la date d’ouverture quand le Livret A se cantonne à 1,25%. D’autre part, les spéculations sur le marché boursier sont plus beaucoup plus risquées et les gains ne sont plus si alléchants. Il est plus sage de miser sur les valeurs défensives (pharmacie, agro-alimentaire, services aux collectivités, énergie, opérateurs de télécommunications). Ou encore, tenter les options convertibles (en actions) : un super parachute en cas de baisse. En 2010, ce sont les jeunes fonds en euros (Actif Général Axeria Vie, Internet Oportunités, Fonds Bforbank) qui risquent de raffler la mise des boursicoteurs. Ils offrent en moyenne un rendement de 5% !

Le bon usage pour un bon rendement

Avoir un capital à placer, c’est une chose. Reste à en définir l’usage et c’est une autre paire de manches. Obtenir des revenus complémentaires, une rente à vie, des versements trimestriels, un gros gain immédiatement... Les voix de la finance sont impénétrables mais l’on peut y remédier en activant des produits d’épargne en fonction de ses besoins. A consommer sans modération l’Assurance-vie si l’on veut obtenir une rente viagère ou un revenu complémentaire. Méfiance, les placements monétaires ne rapportent presque plus rien selon les financiers. " Sur les sicav monétaires, si l'on tient compte de l'inflation, du prélèvement libératoire, de l'ISF et que l'on ajoute les frais de gestion des sicav, le résultat est négatif ", commente Edmée Chandon-Moët,  présidente de Family Tax & Cash. L’alternative ? Les fonds en euros qui offrent encore facilement 4 %. Surtout si le contrat est ancien, puisque, après huit ans, les sorties sont sans impôt, si l'on ne dépasse pas le seuil de franchise. Nommé “superlivret”, l’Assurance-vie cumule les usages et peut être très avantageuse, à condition que les compagnies d'assurances soient capables d'exécuter rapidement les ordres de retrait. C’est pourquoi il n’y a pas de mal à négocier les 5% des frais d’entrée auprès de sa banque, surtout si vous avez un capital de placement conséquent. Pour un placement immobilier, c’est le Scellier qui est préconisé en 2010. “C'est un dispositif simple et efficace, commente Guy Roos d'ICF, à Lyon. Avec une réduction d'impôt qui s'applique directement et peut atteindre jusqu'à 8.300 euros par an pendant neuf ans".

Les vedettes du moment

La viabilité et le rendement d’un placement doit être calculée en fonction de chaque cas particulier. Chaque épargnant doit ainsi estimer le montant initial à placer, les versements annuels et la durée du placement. Ainsi, placer 10000 euros avec un versement de 200 euros mensuels sur un compte rémunéré ou un livret épargne en ligne peut rapporter sur 38 mois 162,75 euros ou rien. Le meilleur moyen pour trouver un placement sur mesure est encore de faire de simulations en ligne, en prenant en compte toutes les variantes. Les stars du moment sont les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) et les parts sociales du capital d’une banque mutualiste. Les premières nécessitent un capital de départ conséquent, mais bénéficient d’un taux de rémunération supérieur aux autres placements, soit entre 5 et 7% avant impôts. Mais attention, dans l’euphorie d’un nouvel Eldorado, il faut également prendre en compte un parc des bureaux vides en augmentation... Le rendement n’est donc pas aussi certain. Seconds placements en lice pour 2010 : les parts sociales du capital d’une banque mutualiste. Elles séduisent par un taux de rendement jusqu’au 4% et un crédit d’impôt égal à 50% du dividende versé. Ce placement semble être l’un des meilleurs du moment. Tant que les marchés ne retournent à nouveau leur veste...