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Pour s’acquitter de l’impôt dû sur les revenus de ses placements, un contribuable a deux solutions (la décision est à prendre chaque année et pour chaque placement) : soumettre ses gains à l’Impôt sur le revenu (IR), ou choisir le Prélèvement forfaitaire libératoire (PFL). Cette seconde option permet de régler la taxe à la source, au moment du versement des intérêts ou des dividendes, à un taux fixe.
Celui-ci est aujourd’hui de 19 %. Mais le Plan de rigueur prévoit qu’il passe à 24 % au 1er janvier 2012. Ainsi, avec les prélèvements sociaux à 13,5 % (à payer quelle que soit l’option fiscale choisie), la taxation globale sur les placements serait de 37,5 %, contre 32,5 % actuellement… à condition d’avoir opté pour le PFL. Sera-t-il alors plus intéressant de sélectionner ce dernier, ou plutôt de se rabattre sur l’IR ?
Les placements bancaires
Les dividendes bénéficient d’allégements fiscaux (que nous allons voir plus loin) en cas d’imposition sur les revenus. Mais pas les intérêts. Aussi, les contribuables qui disposent de placements dits à « revenus fixes » (comptes et livrets bancaires, comptes et plans épargne logement, comptes à terme,…) ont tout intérêt à privilégier l’IR s’ils sont imposés aux tranches de 5,5 % et de 14 %. Ceux concernés par les tranches de 30 % et 41 %, en revanche, seront avantagés par l’option du PFL, même s’il augmente.
A noter : les livrets réglementés comme le Livret A, le LDD (Livret de développement durable) et le LEP (Livret épargne populaire), ainsi que le PEA (Plan d'épargne en actions), les contrats d’assurance-vie, et les plus-values mobilières et immobilières devraient conservés un taux d’imposition de 19 %.
Les dividendes
Contrairement aux intérêts, les dividendes (parts de bénéfice réparties entre les différents actionnaires d'une entreprise) permettent de bénéficier de deux abattements fiscaux sur l’IR : un premier de 40 %, puis un second, forfaitaire, de 3 050 euros pour un couple ou de 1 525 euros pour un célibataire. Sans compter qu’une partie de la CSG est déductible, à hauteur de 5,8 %.
Aussi, les contribuables soumis aux tranches de 5,5 %, 14 % et 30 % doivent opter pour l'imposition des dividendes à l'Impôt sur le revenu. Idem pour ceux de la dernière tranche (41 %) dont les gains ne dépassent pas 19 406 euros pour un célibataire et 38 811 euros pour un couple.
Un PFL au taux de 24 % n’aurait ainsi d’intérêt pour personne en 2012 en ce qui concerne les dividendes.
Bon à savoir : Depuis 2007, le taux du PFL a été augmenté trois fois ! Il y a donc de fortes chances pour que cette progression se poursuive et que l’option de l’IR devienne définitivement plus intéressante…


