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Les députés ont suivi le gouvernement : ils ont adopté l’accélération du relèvement à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite. Celui-ci interviendra donc finalement en 2017, alors qu’il était initialement prévu pour 2018. Les personnes nées à partir de 1955 sont ainsi désormais concernées par la réforme de 2010 (elle était auparavant réservée à celles nées en 1956 et après). Et celles nées entre 1952 et 1956 devront partir 1 à 3 mois plus tard : l’âge minimum de départ augmentera en effet de 5 mois par an, au lieu de 4.
De la même façon, le recul à 67 ans de l'âge pour toucher une retraite sans décote interviendra en 2022 (lorsque la génération de 1955 atteindra cet âge), au lieu de 2023. Rien ne change en revanche pour les retraités actuels.
Une réforme bientôt remaniée ?
Cet amendement a été voté grâce aux députés UMP et du Nouveau Centre. Les socialistes, eux, y étaient opposés. Aussi, lorsque le texte sera soumis au Sénat, il pourrait être remanié, sachant que la gauche est majoritaire au palais du Luxembourg.
Grâce à lui, le gouvernement espère économiser 100 millions d’euros l’an prochain, 4,4 milliards d’ici 2016, et 7,1 milliards à l’horizon 2018. « Cela ne gêne en rien le pouvoir d'achat et la croissance et permet de revenir à l'équilibre plus tôt », a indiqué Xavier Bertrand, ministre du Travail.
De son côté, le député PS Michel Issindou a donné un aperçu de ce que ferait la gauche si elle gagnait les élections présidentielles de 2012 : « Nous ne réfutons pas le nombre d'annuités (exigées pour une retraite à taux plein, ndlr) mais ceux qui auront commencé à travailler tôt n'auront pas à aller au-delà de 60 ans ».


