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Aucun souci si le défunt n'a ni enfants, ni petit-enfants, ni père, ni mère. Le conjoint survivant hérite alors de tout, à l'exception des biens que le défunt avait reçus par donation ou succession de ses parents. Ses beaux parents peuvent alors exercer le droit de retour légal pour récupérer les biens en question. Dans le cas contraire, les choses se corsent : il sera en concours avec les héritiers réservataires (enfants et parents) qui limiteront ses droits. Si le couple a eu des enfants, le conjoint survivant recueille à son choix, soit l'usufruit des biens du défunt (c'est-à-dire le droit d'utiliser les biens ou d'en percevoir les revenus), soit la "propriété du quart". Faute d'avoir pris parti par écrit dans les trois mois de la demande de l'héritier réservataire, on retient l'option d'usufruit, tout comme dans le cas où le conjoint survivant décède lui-même avant d'avoir pris sa décision.
Rente viagère ou capital
Des inégalités encore présentes
Malgré, tout, le conjoint survivant reste un peu la cinquième roue du carrosse. Il ne reçoit qu'un quart des biens du défunt si le défunt laisse d'autres enfants que ceux du couple. Par ailleurs, il n'a le droit qu'à la moitié des biens si le défunt ne laisse pas d'enfants, mais ses père et mère qui reçoivent un quart d'héritage chacun. Enfin, il ne bénéficie que des trois-quarts des biens si l'un des deux parents du défunt sont encore en vie. D’où l’intérêt d’ériger un testament auprès d’un notaire pour éviter tout désagrément à votre douce moitié.
Bon à savoir : Contrairement à ses enfants, le défunt peut déshériter complètement son conjoint par testament ou donation. Toutefois, ce cas s’applique uniquement si le défunt n’a pas d’héritiers réservataires. Sinon, le quart de la succession revient automatiquement au conjoint survivant par la loi.


