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Révoquer un testament n’est pas chose facile. C’est un peu comme sceller une dispute, ou dénoncer les malfaits de votre ancien légataire. Pourtant, c’est un mal pour un bien. Profitez-en, la loi vous permet de révoquer ou de modifier votre testament à volonté.

La complexité et le coût d’une révocation de testament varie en fonction de sa forme. Si vous voulez révoquer un testament scellé par un professionnel, il vous suffit de faire un acte de déclaration notarié devant deux notaires ou un notaire assisté de deux témoins. C’est encore plus simple avec un testament olographe, écrit manuellement et gardé dans votre armoire normande. A tout moment, vous pouvez vous en débarrasser, en le déchirant ou le brûlant par exemple. Vous pouvez aussi le condamner en vendant un bien que vous vouliez léguer ou encore faire un nouveau testament annulant le précédant. Surtout, n’oubliez pas de détruire votre premier testament : il peut porter à confusion car la priorité est donnée à un document plus récent.

Seul recours, la justice

En cas d’un problème post mortem, la justice se chargera de trancher entre vos héritiers. Une révocation peut être décidée par le Tribunal de Grande Instance du lieu de succession si le légataire n’exécute pas les charges imposées par le testateur ou alors en cas d’“ingratitude”. Ce dernier cas concerne le comportement du légataire vis à vis du testateur, notamment en cas de sévices et d’injures. 

Bon à savoir : même si vous serez sans doute tenté par un testament olographe, plus secret et moins coûteux, il est plus judicieux de passer par un testament notarié ou sous seing privé. Une simple lettre de trois lignes suffit à faire valider votre décision de révocation. Cela évitera que vos héritiers saisissent le TGI pour demander à l’État de régler la succession à votre place.